Décentraliser l’enregistrement mondial des adresses IP grâce aux registres distribués
Que change le fait que l’unicité soit garantie par un algorithme plutôt que par une institution ?
Aujourd’hui, la couche la plus fondamentale d’Internet — l’enregistrement des adresses IP — reste centralisée entre les mains de cinq registres Internet régionaux privés. Chacun détient une partie de la base mondiale des enregistrements et relève d’une seule juridiction nationale. Ensemble, ils coûtent des centaines de millions de dollars par an pour maintenir un système techniquement trivial : une base de données d’enregistrement dont la taille se mesure en centaines de mégaoctets. Cette structure introduit de la bureaucratie, de l’inefficacité, des risques géopolitiques et des points uniques de défaillance dans ce qui est devenu une infrastructure mondiale essentielle.