ProjetsRendre le système visible

LARUS Foundation — Vous utilisez Internet. Ses règles vous concernent aussi.

LARUS Foundation aide à comprendre le fonctionnement d’Internet et à prendre part aux discussions qui le façonnent. Participer vraiment, c’est pouvoir poser ses propres questions.

Dans les Notes

« La participation ne devrait pas dépendre des moyens financiers pour payer les vols et les hôtels. »

Note 11Notes d’APRICOT 2024, à BangkokLire la Note

Une réunion ouverte n’est pas forcément accessible

Étudier, travailler, garder le contact : Internet fait partie du quotidien. Pourtant, dès qu’il est question de ses règles, on rencontre des sigles inconnus, des documents techniques et des réunions à l’autre bout du monde.

Une invitation ne suffit pas. Il faut pouvoir suivre le débat, avoir les moyens d’y assister et oser demander ce qu’une proposition changerait pour les personnes qui dépendent du réseau.

Donner les moyens de comprendre et de participer

Créée à Hong Kong en 2018, LARUS Foundation se consacre à l’éducation à Internet et à la participation aux échanges sur son fonctionnement. Son action prend plusieurs formes :

  • Apprendre : des séminaires, des ateliers et des formations pour comprendre les infrastructures d’Internet et la façon dont leurs règles sont débattues.
  • Participer : un programme de bourses accompagne la participation aux réunions des registres Internet régionaux, avec un soutien financier et du mentorat.
  • Relier les études à la pratique : des collaborations avec le monde de l’enseignement permettent aux étudiants et aux professionnels d’aborder des questions concrètes.

L’enjeu est de se forger un avis et de pouvoir le défendre. Participer doit aussi laisser la place au désaccord, y compris avec l’organisation qui a rendu le déplacement possible.

Découvrir le programme de bourses — en anglais

Être présent ne donne pas le droit de décider pour tous

C’est ici que ce travail rejoint une distinction essentielle de la Note 73 de Lu Heng. Davantage de personnes doivent pouvoir apporter des faits, contester une hypothèse ou signaler des conséquences. Leur contribution compte.

Mais la présence de participants ne donne pas à une institution mandat de parler au nom de tous les absents. Une discussion ouverte ne confère pas non plus à l’administrateur d’un registre une autorité politique par-delà les frontières. Le droit de contribuer et le pouvoir d’imposer ne se confondent pas.

Lu Heng propose de limiter la coordination commune à des fonctions précises et vérifiables, tout en préservant la possibilité de choisir un autre administrateur. La formation permet d’examiner soi-même cette proposition ; elle ne remplace pas les changements nécessaires aux structures qui concentrent le pouvoir.

Comprendre avant de subir une décision

Si seul un cercle d’habitués comprend les règles, un débat ouvert peut continuer à faire entendre toujours les mêmes voix. Lorsqu’une décision touche déjà votre réseau ou votre activité, il devient plus difficile de découvrir comment elle a été prise.

Trouver sa place dans la salle n’est donc qu’un début. Il faut aussi pouvoir demander : qui décide, avec quelle autorité, qui en supporte les conséquences et quelles autres options restent possibles ? Ces questions ouvrent la réflexion développée dans la Note 73.